Une société en métamorphose

Le Gangnam où je suis née, le Gangnam où j’ai grandi

Quand je me trouvais à Brooklyn, l’automne dernier, Gangnam Style se classait deuxième au Billboard Chart. Là comme à Manhattan, j’ai constaté l’ampleur de son succès non pas en lisant la presse, mais en regardant autour de moi, et j’en ai conclu qu’il tenait du phénomène de société. J’en veux pour preuve ce jour où je l’ai entendu en faisant mes courses au supermarché C-Town de mon quartier, puis en rentrant chez moi, chargée de sacs à provisions, sur l’autoradio d’une décapotable conduite par un jeune homme. Il y a aussi eu cette fois, en octobre, où les rugissements de son refrain me sont parvenus d’une voiture au moment où j’ouvrais grand ma fenêtre pour mettre mon linge à sécher.

Enfin et surtout, je n’oublierai jamais cette veille de Halloween dans un magasin M&M de Times Square où affluait la clientèle. Dans l’effervescence ambiante, la chanson de Michael Jackson que l’on passait a soudain été interrompue pour diffuser celle de Psy et dès que cet air a retenti, j’ai assisté à l’incroyable scène de plusieurs clients se mettant à danser à son rythme. Ils étaient bien une demi-douzaine à exécuter la fameuse « danse du cheval », blancs, noirs et Asiatiques confondus. Il y en avait aussi sur les escaliers mécaniques qui descendaient au rez-de-chaussée, devant la Statue de la Liberté en chocolat et près de la statue de Spiderman, et il suffisait d’un coup d’œil pour se rendre compte combien ils s’amusaient en agitant la main droite et en balançant des hanches.

Qu’entend-on par « Gangnam » ?


Ce jour-là, à Times Square, j’ai regardé danser Psy pendant plus de dix minutes sur le panneau publicitaire de LG U+. Comme moi, Carlos, Pedro et les autres, ces jeunes Espagnols qui faisaient la queue pour avoir un autographe de Ricky Martin à la sortie du spectacle Evita, l’observaient et le connaissaient bien. 
Alma, l’amie d’Istanbul qui m’accompagnait, m’a alors demandé : « Mais au fait, le Gangnam Style, qu’est-ce que c’est ? Il y a beaucoup de types drôles comme lui, là-bas ? » Je lui ai donc parlé de ces lieux où j’ai passé mon enfance, mais qui ne sont plus les mêmes aujourd’hui, comme je m’en suis rendu compte. 
Voilà la présentation qu’en fait la version coréenne de Wikipedia : « Le nom de Gangnam désigne des quartiers situés au sud du Han, le fleuve de Séoul, qui se trouve en Corée du Sud. Une étude réalisée en 2007 a révélé que les loyers y étaient les plus chers du monde. On y trouve aussi de nombreux instituts privés et lycées prestigieux dont les taux de réussite aux examens d’entrée des universités sont particulièrement élevés, ces établissements étant donc très cotés.

Au sens large, le nom de Gangnam englobe donc tout ce qui se trouve au sud du Han, comme son nom l’indique, mais on l’emploie souvent en pensant plus particulièrement aux arrondissements de Gangnam-gu, Songpa-gu, à l’est, et Seocho-gu au centre. Avant qu’il ne se répande, celui de Yeongdong, qui signifie « à l’est de Yeongdeungpo », était d’usage courant. Au sens strict, Gangnam se compose donc des arrondissements administratifs de Gangnam-gu, Seocho-gu et Songpa-gu, auxquels vient parfois s’ajouter celui de Gangdong-gu. On s’en sert aussi, de manière plus générale, pour parler de la station Gangnam située sur la ligne n° 2 du métro, du carrefour de Gangnam et du quartier de boutiques qui s’étend près de cette station et fait partie des plus animés de Séoul ». Pour ma part, le nom de Gangnam évoque plusieurs quartiers situés près de stations de métro. La maison où je suis née se situait près de la gare routière express que dessert la ligne n° 3 du métro, le collège que j’ai fréquenté, non loin de la station Seolleung de la ligne n° 2 et les lieux où je sortais avec mon petit ami quand j’étais étudiante, aux environs des stations Gangnam et Apgujeong. En ce qui me concerne, Gangnam se limitait aux quartiers de ces stations et plus précisément encore, aux repères que constituaient pour moi la Boulangerie de New York, qui a aujourd’hui disparu et se trouvait près de la station de Gangnam, ainsi que le restaurant McDonald’s d’Apgujeong-dong.

Les grands ensembles résidentiels et le pont de Jamsu

Mon premier souvenir de Gangnam est celui de l’immeuble de cinq étages où j’habitais dans mon enfance et quand il a disparu par la suite pour céder la place à une tour de près de trente étages, j’ai eu l’impression qu’on m’avait enlevé mon village natal. L’« enfant du béton » que j’étais, comme tous ceux nés à Séoul dans les années soixante-dix et quatre-vingt, n’avait pour toute ville natale dont se souvenir que les immeubles s’élevant sur cinq à douze étages entre les cerisiers et ginkgos qui bordaient généreusement les rues jusqu’au parc du Han, les terrains de jeu s’abritant sous les arbres toujours plus nombreux au fil des ans, les autocollants publicitaires placardant les poteaux électriques et l’odeur âcre des pots d’échappement des mobylettes de livreurs qui sillonnaient les rues à toute allure pour apporter les plats de restaurants chinois…
Nombreux sont ceux qui voient dans le béton le symbole d’une industrialisation déshumanisée et qualifient de « sèche » la génération de ceux qui, comme moi, ont passé leur enfance dans ces immeubles de Gangnam sans jamais pouvoir toucher la terre et jouer avec. Pourtant, le béton ne provient-il pas à l’origine de la pierre, qui est elle-même une sorte de terre ? Les souvenirs qu’ils ont de leurs logements de béton ne sont donc pas moins précieux.

En évoquant ces années quatre-vingt, je me revois toujours montant et descendant constamment les cinq étages par l’escalier ou prenant l’ascenseur jusqu’au douzième avec d’autres enfants. Ou encore observant les peintres de dos, suspendus à leurs cordes incroyablement longues, quand ils repeignaient de nouvelles couleurs des noms d’appartements tels que Hansin ou Jugong, lors du ravalement qui avait lieu tous les trois ou quatre ans.
L’un des souvenirs les plus chers à mon cœur est celui des promenades que nous faisions sur les chemins qui longent les rives du Han et que la Ville avait bien aménagés à l’époque du président Chun Doo-hwan. Si de nombreux ponts enjambent ce fleuve du nord au sud, mon préféré était celui de Jamsu, auquel se superpose un autre, dit de Banpo, pour relier les quartiers de Banpo-dong et Seobinggo-dong respectivement situés dans les arrondissements de Seocho-gu et Yongsan-gu. J’étais convaincue qu’il n’avait pas son pareil dans le monde entier. Il faut s’imaginer ce curieux ouvrage, que l’eau engloutissait toujours dès qu’il y avait de fortes pluies, comme l’indiquait son nom qui signifiait « pont submersible » ! Dans le cadre d’un cours d’écriture littéraire que je suivais à l’université quand j’avais vingt ans, j’ai même composé une nouvelle sur ce pont si plein de poésie qui disparaissait quand il pleuvait beaucoup pour reparaître, bas et lourd, dès que cessait le déluge, comme si tout n’avait été qu’en rêve.

Je l’aimais plus que tout au monde au moment où interdiction était faite d’y circuler, juste avant qu’il ne soit inondé, parce qu’alors, il me semblait que je me trouvais à la frontière du réel et de l’irréel. Aujourd’hui, le projet de réhabilitation du Han a donné lieu à d’énormes réalisations telles que l’Île flottante de Séoul qui a surgi hors de l’eau, alors que celle-ci ne rencontrait autrefois nul obstacle sur son cours à l’exception de quelques débris de bois et plantes aquatiques emportés en aval. Le fleuve offrait un spectacle changeant avec les saisons et le niveau de l’eau, au gré des caprices de la nature. Si les appareils photo numériques avaient existé en ce temps-là, j’en aurais pris des centaines de vues. 
En 1980, où le mot « franchise » était encore inconnu en Corée, il y avait dans mon quartier de Banpo quantité de boulangeries, librairies, boutiques de vêtements et restaurants. À cette époque, on n’aurait jamais imaginé qu’un même établissement puisse exister dans différents quartiers, comme ce restaurant chinois Daraeseong dont la spécialité de jajangmyeon, des nouilles à la sauce de soja noire, ne se trouvait nulle part ailleurs, de même que le poulet à l’ail du Banpo Chicken.
La jeune fille que j’étais ignorait que l’on servait de la bière, la nuit, dans cet établissement que fréquentaient de grandes figures du monde littéraire comme le critique Kim Hyeon ou le poète Hwang Ji-u, qui s’y entretenaient de poèmes et romans jusqu’au petit matin. Je me souviens y être allée dans l’après-midi, accompagnée de mon père, et d’y avoir bavardé avec lui. L’idée de ce « département d’écriture littéraire » où sa fille de seize ans disait vouloir étudier pour devenir romancière lui était si étrangère qu’il m’avait conseillé de choisir plutôt celui de littérature coréenne ou anglaise.
 Puis nous nous sommes assis dans le restaurant et je me suis crue à l’Hôtel Algonquin de New York, où les écrivains américains de l’après-guerre venaient parler littérature, dans les années vingt, et où la chatte Matilda allait et venait dans le hall. Était-ce sous l’influence des quelques souvenirs que j’avais des nombreux magasins qui vendaient des chats pour attraper les souris ? Quand j’étais petite, je trouvais très curieux que les chats doivent toujours s’appeler Nabi, c’est-à-dire « papillon ». Pourquoi leur donnait-on ce nom et pourquoi appelait-on tous les chiens « Merry » ?

Gangnam aux mille facettes

Au temps où j’étais lycéenne, l’expression « plouc de Banpo » était curieusement très courante. C’est pourtant à cette époque que le poète Yu Ha écrivait à propos du quartier d’Apgujeong-dong : « Par jour de grand vent, il faut aller à Apgujeong-dong ». Y étant né, il se remémorait ce « lieu d’enfance rempli de poiriers en fleurs », alors que dans son poème, il y voyait les braises ardentes du désir.
 L’année 1993, qui est celle de mon entrée à l’université, a vu la sortie d’un film dû à ce même auteur et portant le même titre. Un résumé de l’intrigue permet de se faire une bonne idée de l’atmosphère qui régnait à Apgujeong-dong en ce début de décennie. Young-hoon, qui rêve de devenir le Woody Allen coréen, emménage dans ce quartier qui est le royaume des voitures d’importation, des boutiques de luxe et des aventures sentimentales. Avec une caméra 8 mm pour seul outil de travail, il filme la jeune Hye-jin au volant d’une décapotable rouge et s’éprend aussitôt d’elle. Il souhaiterait qu’elle interprète l’unique rôle de son film, tandis qu’elle ne songe qu’à faire partie de cette élégante société. À cette époque, les immeubles Hyundai étaient un signe extérieur de richesse et on commençait à employer l’expression d’« orange d’Apgujeong », qui désignait une nouvelle catégorie de jeunes consommateurs ayant fait leurs études aux États-Unis. Aussi ridicule que cela puisse paraître, elle allait être reprise peu après, dans un sens ironique, par celle, parodique, de « kkingkkang de Banpo », le premier de ces mots signifiant « kumquat ».

Dans les années quatre-vingt-dix, Apgujeong attirait en foule les jeunes branchés, ceux qui faisaient la mode comme les « hipsters » à New York. Reebok ou Nike blanches aux pieds, portant jeans trop grands de rappeurs, ils arpentaient les rues en fredonnant les derniers tubes de « Deux » ou de « Seo Taiji et les Garçons » qu’ils écoutaient sur leur casque Sony. Ils avaient horreur des ballades larmoyantes et s’écriaient « Cool ! » dès qu’ils étaient impressionnés. C’étaient les gens libérés de la fameuse « Génération X ». 
Dans la seconde moitié des années quatre-vingt-dix, le centre de Gangnam s’est déplacé vers Cheongdam-dong, qui était à l’origine un quartier résidentiel habité par une population aisée. L’ouverture du Café de Flore va alors y déclencher une réaction en chaîne qui fera se multiplier les boutiques et restaurants dont les propriétaires ont fait des études de mode ou de cuisine à l’étranger, notamment à Paris ou New York. Quelques galeries d’art ouvriront aussi leurs portes, suivies de restaurants de fusion tels que Xian, ou de cuisine française, comme le Palais de Gaumont. L’absence de station de métro en dit long sur le niveau social de cet lot dans la ville auquel on n’avait accès que si on était motorisé et où, en pleine journée, on ne pouvait manquer de remarquer les voituriers aux tenues plus élégantes que celles des passants.
 Au milieu des années deux mille, où j’ai commencé à travailler chez Harper’s Bazaar, Gangnam s’est trouvé un nouveau centre dans la rue de Garosu-gil, qui s’étend dans le quartier de Sinsa-dong. Cette tranquille « rue bordée d’arbres » aux petites boutiques insolites faisait alors beaucoup parler d’elle. Des créateurs s’y sont installés. La station de métro Sinsa se trouvant non loin de là, les lieux étaient plus faciles d’accès qu’à Cheongdam-dong.

Dernièrement, les boutiques qui existaient depuis un certain temps ont été chassées vers les ruelles adjacentes par la flambée des loyers sur l’artère principale et moins de 10 % de celles qui s’y trouvaient en 2007 étaient encore là fin 2012. J’allais apprendre plus tard que leurs propriétaires appelaient péjorativement ces petites rues « Serosu-gil », une expression composée du vocable sero, qui signifie « vertical », par opposition à garo, homonyme de « horizontal » en coréen. De grandes enseignes comme Zara ou Forever 21 ont pris leur place, ce qui se produit certes ailleurs dans le monde, mais laisse un peu un goût de cendres. Ces géants mondiaux de la « mode rapide » doivent aussi envahir les grands quartiers commerçants du centre de Paris ou de New York. Parmi ceux qui déplorent cette évolution dans les milieux artistiques, il s’en trouve pour éditer des magazines faisant la défense et l’illustration du vieux Garosu-gil, comme le font aussi à leur manière certains propriétaires de bars en continuant de proposer des spectacles de musique indépendante. Sinsa-dong conserve encore tout son charme dans les petites ruelles dont le réseau tisse sa toile, bordé de cafés agréables, de restaurants, de boutiques et d’autres petits magasins.

Le Gangnam authentique à ne pas manquer

Il n’est pas aisé d’expliquer ce qu’est vraiment le style de Gang­nam. Il évoque à la fois les nombreux instituts privés qui peuplent le quartier de Daechi-dong à l’intention de ces « mamans hélicoptères » acharnées à faire entrer leurs enfants à l’université, la rue commerçante de Garosu-gil et sa mode très tendance, ou encore les prix exorbitants des appartements des Tower Palace ou Hyundai IPark de Samseong-dong.
Quoi qu’il en soit, il est certain qu’il ne se trouve pas dans le Gangnam Style de Psy, car le quartier dont il parle ne correspond pas à l’idée que l’on s’en fait habituellement. Tout ce qu’il y a dans la chanson, c’est un jeune homme coquin qui ne fait que rêver de soirées torrides en compagnie de charmantes jeunes femmes et de danser sa grotesque « danse du cheval ». Il a beau répété qu’il a le style de Gangnam, ce qu’il en dit ne représente en rien ce qui fait ce lieu. Toutefois, cette chanson se distingue par sa teneur nettement subversive et quand Psy se met à danser avec une intention ironique, on ne peut s’empêcher de s’en réjouir consciemment ou inconsciemment. 
Quant à moi, si j’ai vécu à Gangnam dans mon enfance, j’ai renoncé à y rester en raison du prix prohibitif de l’immobilier et des embouteillages constants. Gangnam offre certes un concentré de ce qu’il y a de meilleur, mais je n’y vais que rarement pour retrouver des gens.

Le Gangnam des années quatre-vingt-dix, celui où j’attendais mes amis devant la Boulangerie de New York, n’existe plus que dans ma mémoire. Au début de ces années, quand j’allais au collège, l’institut privé Hanguk Hagwon était le seul du quartier de Daechi-dong et je me sens complètement dépaysée en voyant ces établissements se multiplier près de la station Seolleung.
Il est indéniable que Gangnam a toujours été à la pointe de la mode, mais pour voir le vrai Séoul, c’est au nord du Han qu’il faut aller. C’est un peu comme à New York où les restaurants, magasins et galeries les plus prestigieux se trouvent à Manhattan, alors que les quartiers périphériques de Brooklyn, où se logent les artistes désargentés, connaissent une nouvelle vie qui leur est propre. Je ne nie pas cependant que, quand des amis étrangers viennent me voir, je les emmène toujours à Garosu-gil. Ce passage du texte intitulé J’aime pourtant Séoul, qui est dû à l’architecte Oh Yeong-uk, reflète assez bien ce que j’éprouve : 
« Quand des amis viennent de l’étranger, je veux leur faire voir la ville dans tout son quotidien… Je veux leur offrir des souvenirs de Séoul tel qu’il est, où sont inscrites des traces de la vie de tous les jours, de celles que le Palais de Changdeok ou le Village de Hanok[1] ne peuvent leur montrer. Parmi tous les visiteurs étrangers avec qui j’ai passé du temps à Séoul, c’est un de mes confrères espagnols qui m’a fait le commentaire le plus marquant : «Le plus amusant en Corée, ce sont les morceaux d’éponge bleue fixés aux portières des voitures. Je ne comprends vraiment pas pourquoi les gens qui ont de si belles voitures peuvent y mettre un objet aussi laid.» En voyageant dans le monde, il racontera aux gens qu’il a vu des éponges bleues sur les portières des voitures, en Corée. Voilà ce que je voudrais montrer. L’éponge bleue collée aux voitures, les masques à la Dark Vador que portent les femmes pour se promener, les émissions de radio que l’on entend dans les bus, en particulier les concours de chansons, les taxis qui refusent de prendre des clients tard le soir, les établissements de divertissement pour adultes et leurs colonnes lumineuses de coiffeurs, les croix au néon rouge des églises, les filles lasses dansant sur une musique tonitruante annonçant l’ouverture d’un magasin.»

C’est un peu dans le même esprit que j’aimerais faire voir Gangnam à mes amis, ses agences immobilières pleines à craquer qui s’alignent dans les immeubles commerciaux des grands ensembles résidentiels, les rues de Daechi-dong, la nuit, que parcourent les bus jaunes des instituts privés, les hordes d’employés de bureau franchissant les passages piétons, le jour, au carrefour de la station Gangnam, comme dans un ballet bien réglé, le spectacle des petites rues de Sinsa-dong au sortir d’une soirée bien arrosée entre amis, la chaussée tapissée d’affichettes publicitaires lancées par leurs distributeurs, les boutiques clinquantes des créateurs et les mannequins que l’on voit seuls en vitrine lors d’une promenade solitaire dans le quartier de Cheongdam-dong, quand toutes les lumières se sont éteintes… Si l’on veut découvrir ce qu’est vraiment Gangnam, ce sont ces choses-là qu’il faut savoir regarder.

Baek Yeong-ok

Source : koreana.or.kr/revue de culture coréenne.

[1] Maison traditionnelle coréenne.

1 Kommentar zu “Le Gangnam où je suis née, le Gangnam où j’ai grandi

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