
L'Empire des lumières
par KIM Young-ha
Editions Philippe Picquier, 2009
Traduction de Lim Yeong-hee et Françoise Nagel
Bien que le dernier roman de Kim Young-ha emprunte son titre à un tableau de Magritte, le héros Kiyeong se débat une journée durant dans l'obscurité des souvenirs et le dédale des choix à faire.
Avec l’aimable autorisation des Editions Philippe Picquier.
Une jeune fille quitte sa campagne pour gagner Séoul, avec le projet de poursuivre ses études secondaires tout en gagnant sa vie. La réalité se révèle différente de celle qu'elle avait imaginée. Elle doit faire face au travail à la chaîne, à la cohabitation avec ses frères et une cousine et à la paradoxale solitude que connaît chacun des occupants de cette chambre, entassés sur quelques mètres carrés et méprisés par le reste du monde.
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A lire ou à relire, l'auteur
KIM Sung-ok
Traduit par Roger Leverrier
Editions Actes Sud
A 28 ans, le professeur To-in décide de mettre fin à ses jours. Pour que son geste ne soit pas vain à ses yeux, il envoie une lettre donnant les explications de son geste à un grand journal. Mais la publication de cette lettre ne venant pas, To-in repousse finalement l'acte, et se laisse envahir par la nostalgie du temps où il était étudiant et pensionnaire d'une maison où résidait une certaine Ae Gyong.
La revue Keulmadang existe en compagnie des revues papier. Elle n’entend pas les remplacer. Aussi, nous ne donnons à lire que des extraits d’œuvres éditées en français et nous vous invitons à vous les procurer en librairie.
Un extrait de « Les boîtes de ma femme » de EUN Hee kyung, éditions Zulma, 2009.
Les boîtes de ma femme
Par EUN Hee Kyung
Zulma, 2009
Traduction de  Lee Hye-young et Pierrick Miccottis
Les boîtes dont on parle dans ce recueil de nouvelles sont celles que l'on ouvre et que l'on referme, sans bien savoir si les personnages qu'elles abritaient ont eu le temps de s'éclipser ou bien d'être pris en flagrante tentative de se soustraire aux misères du monde.
Compte-rendu Nokcheon



par Damien Valfrey
Un nouveau clivage social prenait vie sous son regard.
Julien Gracq
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Nokcheon (1992) est le seul ouvrage traduit en français (Seuil, 2005) de l’écrivain sud-coréen Lee Chang-dong (1), aujourd’hui plus connu pour ses réalisations cinématographiques (2) que pour ses talents littéraires. La première nouvelle, « Nokcheon » (3), évoque les brèves retrouvailles de deux frères après dix ans de séparation. Dans le quartier de Nokcheon, leurs destins divergents s’entrechoquent durant quelques jours. « Un éclat dans le ciel » raconte les déboires d’une jeune femme de vingt-trois ans qui, un mois après avoir quitté Séoul pour « un village minier au fin fond du Kangwon », est subitement embarquée par la police pour subir un interrogatoire.
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Si nous avons choisi de traduire ce roman, c'est parce qu'il nous a semblé qu'il représentait de façon exemplaire la création littéraire dans la Corée d'aujourd'hui, ou tout au moins un de ses pôles les plus attractifs, sinon les plus productifs. Premier ouvrage publié par l'auteur, il ne fait pas partie des oeuvres très populaires - entendons: bénéficiant de tirages exceptionnels-, mais depuis sa publication (comme nouvelles entre 1979 et 1982, puis sous forme de recueil en 1983) il a exercé une influence certaine sur les écrivains contemporains, et même sur les lecteurs qu'il a tenté d'habituer à une nouvelle manière de lire. Le public a réagi soit par le refus de la nouveauté, soit par un enthousiasme sans réserve. Les ouvrages qui ont suivi ont connu un succès régulier, qui leur a valu de figurer dans une collection intitulée « Chefs d 'oeuvre romanesques de Moon-Ji », aux Editions Moon-ji, qui sont l'équivalent de ce que représentent en France Le Seuil et les Editions de Minuit plutôt que Gallimard ou Grasset.
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