Évènements

10 ans déjà !

Juin 2009, de retour d’une journée France-Corée, épuisante mais particulièrement réussie, nous sommes cinq à reprendre nos esprits autour d’une bouteille de rosé (pour rester dans le cliché provençal) : Fanelly, Emilie, Corinne, Hye-gyeong et moi. L’Association pour la Coopération France-Corée  vit à Aix-en Provence de belles heures, mais il manque ce à quoi nous tenons le plus : une activité en direction de la littérature, —pour certains d’entre nous, notre formation et pour d’autres notre passion. À l’Université de Provence, les Études coréennes sont créées depuis 6 ans et les enseignements de littérature intéressent de plus en plus d’étudiants. Comment rendre ce courant encore plus dynamique sans pour autant créer un outil académique ?  Quelques verres de rosé plus tard, l’idée jaillit : une revue de littérature coréenne sur Internet. Nous trinquons. Il faut un titre. Kim Hye-gyeong lance « Keulmadang ! ». Jamais séance de créativité n’aura été aussi courte. Le titre est adopté tout de suite. Keul, le texte et madang, la cour dans la maison traditionnelle. Nous traduisons le tout en Agora du texte. Exactement ce que nous voulons faire.

Un seul problème : aucun de nous ne sait faire une revue sur l’Internet. Nous venons tous de la culture du papier et deux d’entre nous ont déjà dirigé des revues. Mais le web est encore un objet étrange. Après le rosé, le couscous. À peine quelques jours plus tard, attablé avec Hye-gyeong dans un restaurant tunisien d’Aix-en-Provence, passe devant notre table Julien un ancien petit frère de Kung-fu. Lui et moi avons eu le même maître autrefois.  Échange de nouvelles, ­ —que deviens-tu ? ­ —et à part ça ?… il m’apprend qu’il est webmestre ! 10 ans plus tard, Julien est toujours aux commandes techniques de la revue.

Et puis il y a Thomas qui va se charger de la partie graphique de la revue, dessinera le logo, qui 10 ans après illustre toujours la revue. Et c’est encore Thomas qui se chargera de l’adaptation graphique de la revue sur internet à la revue papier diffusée en librairie.

Avec les étudiants des Etudes coréennes de l’université se met en place un petit groupe de rédacteurs, Thomas, Aurore, Agathe, Noémie, Quentin…

Le premier numéro paraît en septembre 2009, et nous consacrerons les deux numéros suivants à Yi In-seong et  Eun Hee-kyung qui deviendra la marraine de la revue. Nous la recevrons plusieurs fois à Aix-en-Provence. Presque aussitôt nous rejoignent deux autres étudiants Lucie Angheben et Julien Paolucci, aujourd’hui respectivement rédacteur en chef-adjoint et rédacteur en chef. Puis, une longue liste de contributeurs, de professeurs, de critiques, d’amis et de traducteurs, Mihwi, Jean, Jihae, Jihee, Jean-Noël, Jaehee, Véronique, Anaïs, Franck, Faustine, Laura, Ae-young, Diyenaba, Ines, Roxane, Philippe, Marie, Julie et Julie… — je crains d’en oublier… vont nous rejoindre. Un groupe de bénévoles motivés, avec sa tête Julien Paolucci, véritable maître d’œuvre, la revue va exister numéro après numéro.

En 2019, Keulmadang fait peau neuve avec une nouvelle maquette créée sous la houlette de Julien Boyer, pour s’adapter aux contraintes du web et aux nouveaux modes de lecture. Nous avons abandonné la formule au numéro, pour des mises à jours plus rapides et plus régulières. Le lectorat est stable et avec le nouveau système de comptage, nous « tournons » entre 18 000 et 24000 lecteurs annuels réguliers, dans 65 pays, et élément plus intéressant, un temps de consultation plus long, 5mn en moyenne. Dans les prochains mois des changements vont intervenir.  Nous travaillons actuellement sur de nouveaux projets, avec toujours la même ambition, porter le plus haut possible les couleurs des littératures coréennes.

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