Le trio mignon et déjanté des chats de Park Yoon-sun, Plume, Nounours et Choupi est de retour ! Dans ce cinquième volume, c’est Paul, l’ex-bébé qui a grandi, qui est à la manœuvre : ses dessins et ses jeux deviennent la matière de nouvelles aventures au scénario toujours aussi fantasque et extraordinaire.
L’introduction est une mise en bouche, mais elle remet en selle tous les personnages rencontrés dans les volumes précédents, Charlotte, Lise, le maire, Bongo le chien, les habitants et les ami.es du petit village où réside Marie, la maman de Paul, et aussi de nos trois minous délurés bien sûr ! Prisonniers d’un voyage en train rocambolesque dont Marie seule comprend l’origine, il faudra l’aide de Doudou, le canard en peluche, pour trouver l’angle du placard qui fera débouler toute la compagnie au milieu du salon, sous les yeux écarquillés d’un petit Paul stupéfait !
Tout commence alors que Paul reçoit une boîte de jeu « Dauphin Park », conçu comme un voyage sur un chemin de fer où l’on imagine que chaque étape est un défi. Et comme l’imagination est toujours alimentée par les contes et les livres que les parents racontent et lisent à leurs enfants, ici, au tout début, il y a ce paysan qui sauve un poisson-fée ; celui-ci le remercie en lui offrant trois voeux. Dans ce nouveau conte à tiroirs, le dauphin à moustaches sera souvent recherché ou sollicité pour sauver la mise à l’un ou l’autre… Une occasion de glisser quelques petits messages sur des vœux qui pourraient être formulés pour la paix dans le monde ou comment sauver la planète si chacun n’était pas focalisé sur son propre bien-être.
Marie l’écrivaine sans cesse empêchée mais toujours réactive, tente de contrôler la dérive et les débordements d’un jeu qui se déploie en cinq chapitres où tour à tour Bongo le chien millionnaire court jusque sous les mers – dans un sous-marin en forme de tête de chien ! – après le diamant qu’on lui a volé ; Charlotte, l’amie de Marie injustement accusée, est prise dans le tourbillon d’une cavale qui passe du train à la cale d’un navire pirate en passant par un radeau où elle enseigne au lecteur à dessaler l’eau de mer à travers un diamant, bien pratique n’est-ce pas ?
Le maire quant à lui, endosse chaque fois la panoplie du méchant, escroc, voleur, pirate à la manque et même politicien (sic), et les trois matous qui ne rateraient un épisode pour rien au monde, sont au poste de pilotage en changeant de costume à chaque fois. Tout ce petit monde et beaucoup d’autres embarquent le lecteur dans une aventure pleine de rebondissements incroyables, à un rythme effréné, où l’on peine à noter d’un seul coup d’œil les mille et un détails cocasses qui pimentent le récit et le dessin ! Comme les motifs du toboggan, du collier traducteur, les mondes cachés, souterrains, gérés ici par les taupes, et toutes les occasions de voyages imaginaires, y compris sur l’océan dans un bateau pirate…
Les couleurs acidulées participent elles aussi du merveilleux de ces épopées fantastiques, qui nous ramènent pour quelques moments suspendus à l’âge tendre où les histoires et les rêves tissaient un univers magique, la promesse de tous les possibles. Car c’est bien le petit Paul qui devient celui par qui tout peut arriver, le successeur du dauphin devenu vieux qui prend sa retraite. Tous les éléments du jeu et plus encore sont convoqués ; ils apparaissent en tête de chapitre comme pour un générique : figurines jouets, le train, les éléments de décor, maison, cactus, le sablier qui peut précipiter l’action, et le dé qui relance la partie et le jeu, à l’infini, surtout lorsqu’il est bousculé par une patte de chat qui passe par là. Et toujours les dessins de Marie servent de toile de fond essentielle au déploiement des rebondissements en cascade.
Les familiers et familières des éditions Misma ne manqueront sans doute pas de noter la similarité entre les albums de Park Yoon-sun et ceux de Ha Min-seok, créateur du personnage de Détective Kahn : leurs BD s’adressent aux enfants mais surtout aux adultes qui chérissent la part de l’enfance en elleux. Iels y retrouvent avec délices le côté déjanté des aventures, le surgissement du fantastique, mais aussi les énigmes ou les mystères, le rythme frénétique qui entraîne les lecteurices et les oblige souvent à revenir en arrière pour relire, et s’assurer de, surtout, n’avoir rien raté ! Et pour cette fois, profitons encore d’un très chouette moment de lecture dans le petit monde du Club des Chats de Park Yoon-sun !
Le Club des Chats à l’abordage Park Yoon-sun À partir de 12 ans Éditions Misma, mai 2026 128 pages, 20 €
Chargement des commentaires…
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.
Le trio mignon et déjanté des chats de Park Yoon-sun, Plume, Nounours et Choupi est de retour ! Dans ce cinquième volume, c’est Paul, l’ex-bébé qui a grandi, qui est à la manœuvre : ses dessins et ses jeux deviennent la matière de nouvelles aventures au scénario toujours aussi fantasque et extraordinaire.
L’introduction est une mise en bouche, mais elle remet en selle tous les personnages rencontrés dans les volumes précédents, Charlotte, Lise, le maire, Bongo le chien, les habitants et les ami.es du petit village où réside Marie, la maman de Paul, et aussi de nos trois minous délurés bien sûr ! Prisonniers d’un voyage en train rocambolesque dont Marie seule comprend l’origine, il faudra l’aide de Doudou, le canard en peluche, pour trouver l’angle du placard qui fera débouler toute la compagnie au milieu du salon, sous les yeux écarquillés d’un petit Paul stupéfait !
Tout commence alors que Paul reçoit une boîte de jeu « Dauphin Park », conçu comme un voyage sur un chemin de fer où l’on imagine que chaque étape est un défi. Et comme l’imagination est toujours alimentée par les contes et les livres que les parents racontent et lisent à leurs enfants, ici, au tout début, il y a ce paysan qui sauve un poisson-fée ; celui-ci le remercie en lui offrant trois voeux. Dans ce nouveau conte à tiroirs, le dauphin à moustaches sera souvent recherché ou sollicité pour sauver la mise à l’un ou l’autre… Une occasion de glisser quelques petits messages sur des vœux qui pourraient être formulés pour la paix dans le monde ou comment sauver la planète si chacun n’était pas focalisé sur son propre bien-être.
Marie l’écrivaine sans cesse empêchée mais toujours réactive, tente de contrôler la dérive et les débordements d’un jeu qui se déploie en cinq chapitres où tour à tour Bongo le chien millionnaire court jusque sous les mers – dans un sous-marin en forme de tête de chien ! – après le diamant qu’on lui a volé ; Charlotte, l’amie de Marie injustement accusée, est prise dans le tourbillon d’une cavale qui passe du train à la cale d’un navire pirate en passant par un radeau où elle enseigne au lecteur à dessaler l’eau de mer à travers un diamant, bien pratique n’est-ce pas ?
Le maire quant à lui, endosse chaque fois la panoplie du méchant, escroc, voleur, pirate à la manque et même politicien (sic), et les trois matous qui ne rateraient un épisode pour rien au monde, sont au poste de pilotage en changeant de costume à chaque fois. Tout ce petit monde et beaucoup d’autres embarquent le lecteur dans une aventure pleine de rebondissements incroyables, à un rythme effréné, où l’on peine à noter d’un seul coup d’œil les mille et un détails cocasses qui pimentent le récit et le dessin ! Comme les motifs du toboggan, du collier traducteur, les mondes cachés, souterrains, gérés ici par les taupes, et toutes les occasions de voyages imaginaires, y compris sur l’océan dans un bateau pirate…
Les couleurs acidulées participent elles aussi du merveilleux de ces épopées fantastiques, qui nous ramènent pour quelques moments suspendus à l’âge tendre où les histoires et les rêves tissaient un univers magique, la promesse de tous les possibles. Car c’est bien le petit Paul qui devient celui par qui tout peut arriver, le successeur du dauphin devenu vieux qui prend sa retraite. Tous les éléments du jeu et plus encore sont convoqués ; ils apparaissent en tête de chapitre comme pour un générique : figurines jouets, le train, les éléments de décor, maison, cactus, le sablier qui peut précipiter l’action, et le dé qui relance la partie et le jeu, à l’infini, surtout lorsqu’il est bousculé par une patte de chat qui passe par là. Et toujours les dessins de Marie servent de toile de fond essentielle au déploiement des rebondissements en cascade.
Les familiers et familières des éditions Misma ne manqueront sans doute pas de noter la similarité entre les albums de Park Yoon-sun et ceux de Ha Min-seok, créateur du personnage de Détective Kahn : leurs BD s’adressent aux enfants mais surtout aux adultes qui chérissent la part de l’enfance en elleux. Iels y retrouvent avec délices le côté déjanté des aventures, le surgissement du fantastique, mais aussi les énigmes ou les mystères, le rythme frénétique qui entraîne les lecteurices et les oblige souvent à revenir en arrière pour relire, et s’assurer de, surtout, n’avoir rien raté ! Et pour cette fois, profitons encore d’un très chouette moment de lecture dans le petit monde du Club des Chats de Park Yoon-sun !
Le Club des Chats à l’abordage
Park Yoon-sun
À partir de 12 ans
Éditions Misma, mai 2026
128 pages, 20 €